HISTOIRE DES ÉTABLISSEMENTS

 

NOTRE-DAME DE BURY

LE ROSAIRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est au XVIIe siècle qu'apparaît le nom de Bury, le territoire qu'il désigne depuis lors portait auparavant le nom de « Moulin Martinot ».
Au début du XVIIIe siècle, un bourgeois de Paris, Antoine de la Vigne, est propriétaire d'une maison dite de Bury.
En 1753, J.J. L'Euresque l'intitule « le lieu de Bury ».
Depuis cette date jusqu'en 1820, la propriété changera neuf fois de mains.
Enfin, en 1822, c'est M. Pierre Frédéric Ferdinand Tattet qui achète Bury : il mourra en 1837 ayant eu deux fils, Alfred et Alexandre, une fille Emma qui épousera Alfred Leroux, propriétaire de Maugarny.
Commandé par Pierre Tattet, le château de Bury doit sa construction à un célèbre architecte du XIXe siècle, Visconti, qui couvrit la région de nombreuses demeures blanches rectangulaires à toit plat avec balustres.
On doit le charme particulier du parc de Bury à un paysagiste qui réalisa le Bois de Boulogne.
Vers 1830, Bury était la maison de campagne de la famille Tattet qui possédait un hôtel à Paris.
Une jeune société lettrée et gaie fréquentait alors ces lieux, regroupée autour des trois Alfred : Alfred Tattet, Alfred Leroux, le propriétaire d'à-côté, actuelle annexe de Bury pour les classes post-bac, et Alfred de Musset.
La vie à Bury était alors faite d'interminables parties de billard, de courses à cheval, de baignades dans l'Oise ou dans le lac de la propriété.
« Eh bien ! Je l'ai quitté cet ennuyeux Paris que j'adore. J'ai été à Bury. J'ai revu les bois que j'aimais tant, il y a deux ans. Je me suis abreuvé de verdure, nous avons pris le café en plein air et joué au loto : qu'est-ce que tu veux de plus innocent ? » écrit Musset à son frère.

Vie insouciante, vie mondaine dans le sillage des romantiques du coin comme Victor Hugo, installé tout près de là, à St-Prix, au château de la Terrasse.
Après avoir hébergé les romantiques, Bury fut vendu à deux propriétaires successifs puis échut en 1890 à la famille Plisson dont les quatre enfants firent du domaine un havre estival pour jeunes gens de bonne famille. Bury devient « la maison des garçons » comme l'appelaient les cochers de la gare d'Ermont qui véhiculaient jusqu'à Bury la joyeuse légion des camarades et amis des fils Plisson.
C'est Ernest Plisson qui arrangera le parc avec beaucoup de soins, faisant apporter et disposer les rochers des cascades.
En 1939, Mme Plisson louera Bury aux pères maristes du collège Ste-Marie de Sierck qui, fuyant la zone des combats, cherchaient une maison d'accueil pour leurs élèves.
Les fils de cette dame Plisson signaient en 1943 l'acte de vente de la propriété. Un établissement mariste naissait.


Plus de 55 années de consécration à l'éducation, 55 années de recherche pédagogique pour un meilleur enseignement de la jeunesse. 55 ans de progrès, de joie et de réussites, le plus souvent, d'échecs parfois et de souffrances, mais toujours d'enthousiasme et de foi en Dieu comme dans les jeunes. Plus d'un demi-siècle déjà sur les traces des Pères Maristes, qui, chassés de leur école à Sierck en Moselle, vinrent s'installer à Bury en 1939 : une école plus près de Paris sans doute, mais sur un coteau verdoyant à la limite des « bienfaits de la campagne ».



De 1939 jusqu'aux premières années de la décennie 1970, Notre-Dame de Bury fut avant tout un internat, un excellent internat mariste dont les anciens gardent le meilleur souvenir. Il nous est difficile bien souvent de comprendre les habitudes d'un autre temps ; la force de Bury a certes été de s'adapter aux exigences de la vie, et progressivement d'année en année, l'internat a fait place à la demi-pension, et l'accueil des jeunes filles s'est généralisé.

L'environnement de Bury a changé, lui aussi : en bordure de la forêt de Montmorency, toutes les communes ont vu leur population croître rapidement avec un nombre considérable de nouveaux logements, souvent pavillonnaires, bâtis dans un rayon d'une dizaine de kilomètres. Les facilités de transport se sont accrues dans la même proportion et Notre Dame de Bury passa rapidement de 700 à 1000 élèves ; actuellement, l'établissement accueille plus de 1400 élèves dont 1000 demi-pensionnaires.

Des projets de renouvellement d'anciens bâtiments « provisoires » du Collège sont bien à l'étude, un plan décennal de remise à jour des constructions est régulièrement suivi, mais Bury ne veut pas devancer les étapes et grever le budget des parents, pour lesquels la tradition mariste est formelle : tous les enfants doivent pouvoir être accueillis à Bury, sans distinction de familles, d'origine ou de situation, pour autant qu'ils puissent réussir un enseignement secondaire. Seul, le nombre d'élèves par classe est évidemment limité !

Les garçons et les filles qui, actuellement, ont la chance d'étudier et de se former dans ces lieux privilégiés dont le seul luxe qui demeure est l'espace, ne manqueront pas de profiter du romantisme, de l'humanisme et du christianisme qui se sont donné rendez-vous autour du petit lac de Bury !

Depuis février 1992, une même association scolaire a la responsabilité des établissements Notre-Dame de Bury et Le Rosaire de St-Leu la Forêt. Cette nouvelle entité propose donc aux familles une continuité scolaire de la classe maternelle aux classes terminales ; de plus, un enseignement de 3 ans post-baccalauréat est organisé pour les élèves désirant poursuivre des études comptables et financières et de commerce international.
Tout en essayant de garder l'esprit de la tradition mariste Notre-Dame de Bury s'ouvre résolument vers les techniques modernes à la disposition de la pédagogie.